24e festival Territoires en Images – novembre 2021

L’association Arrimage est heureuse de vous présenter le programme officiel de la 24e édition du festival TERRITOIRES EN IMAGES, qui aura lieu à l’Institut de Géographie de Paris du 18 au 20 novembre 2021 !

Mot de l’équipe

Contexte. Une sélection exceptionnelle pour une situation exceptionnelle. Cette vingt-quatrième édition du festival Territoires en Images a été mise à l’épreuve à chaque étape de sa fabrication. Solidairement, nous avons continué de croire que le maintien du festival était possible. Qu’artistes, spectatrices et spectateurs pourraient échanger, s’émouvoir, s’applaudir ;  qu’une confrontation des points de vue et des émotions aurait lieu ; qu’un débat constructif prendrait forme entre les membres du jury autour des films et photographies en compétition. Bref, que nous arriverions à faire vivre ce lieu devenu traditionnel, l’Institut de Géographie, pendant l’espace de trois jours où chacun·e expérimente à la fois intimement et collectivement l’image documentaire. C’est avec une profonde joie que l’équipe d’Arrimage présente cette vingt-quatrième édition qui s’étire anormalement sur deux années, entre 2020 et 2021.

Dispositif. Confiné·e·s dans nos lieux de vie respectifs, la notion de territoire(s) n’a jamais autant résonné lors de la sélection. Grâce à la mobilisation des réalisateur·trice·s, et photographes qui nous ont fait parvenir leurs œuvres lors du premier confinement, un dispositif de sélection non ordinaire s’est mis en place. Chacun·e retranché·e, isolé·e dans nos territoires, le débat a pris forme, à distance et par visioconférence, d’abord timidement, puis passionnément.z

Imaginaire. Le festival Territoires en Images c’est aussi l’occasion de transgresser nos perceptions établies, de faire circuler les idées et de faire bouger les frontières de nos représentations et de nos vécus. La photographie et le cinéma sont deux médiums qui ont cette potentialité singulière de créer une brèche où se glisse silencieusement une lumière. Cette brèche laisse place à l’échange et à la rencontre de nos idées, de nos émotions et de nos imaginaires respectifs. Aussi, l’association Arrimage tente de fabriquer des cadres accueillants, respectueux et accessibles à toutes et tous afin de faire vivre ensemble l’art et le social.

Nouveauté. Cette 24e édition, qui a bien failli ne pas voir le jour, aurait pu garder une formule classique. Que neni, elle s’ouvre avec un nouveau partenariat. Cette année, l’exposition photographique s’attardera dans les locaux de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, dès la fin du festival. Un moyen de repousser les frontières du festival et de partager notre regard sur l’image documentaire au plus grand nombre.

Programme officiel

Chaque projection donne lieu à un débat de 20 minutes

JEUDI 18 NOVEMBRE
18h00 – 20h00Vernissage de l’exposition photo
VENDREDI 19 NOVEMBRE
14h30La Cure 
15h45Bachar à la Zad
16h30Jour d’après
17h50Archipel
18h30T’as pas une gueule à fois gras
SAMEDI 20 NOVEMBRE
10hCapitaine Fantastique
11h20Ostaj
12h10Déjeuner
14h00Tidiane
15h20Conte de la Haute Scintillante
15h50Baleine à bâbord
17hFilms d’étudiant.e.s
18h30Remise des prix

Évènements spéciaux

Vernissage de l’exposition photo

Le jeudi 18 novembre, de 18h à 20h, aura lieu le vernissage de l’exposition photo. L’occasion de venir découvrir ces œuvres en présence des photographes. Ce temps de rencontre autour de l’exposition, mise en valeur par le collectif de scénographes Nymphe, permettra à tous les spectateurs et spectatrices de se rencontrer à l’Institut de Géographie autour d’un pot de bienvenue.

Projections de films d’étudiant·e·s

L’usage des images dans la recherche et l’enseignement en sciences humaines est de plus en plus pregnant. C’est justement la raison d’être de notre association, qui œuvre depuis 1996 à la promotion, à la diffusion et à l’initiation à l’usage des images dans les sciences humaines.

Chaque année, de plus en plus de films sont réalisés par des étudiant·e·s dans le cadre de travaux de recherche. A l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, les étudiant·e·s de licence et master de géographie ont la possibilité de suivre des ateliers de production documentaire ; l’association Arrimage cultive évidemment des liens étroits avec ces ateliers.

Le samedi 20 novembre, entre 17h et 18h30, venez découvrir des courts-métrages réalisés par des étudiant·e·s en Géographie. Ils·elles sauront expliquer, mieux que quiconque, pourquoi et comment le cinéma documentaire est porteur de sens.

Cérémonie de remise des prix

Au terme du festival, deux jurys composés d’étudiant·e·s, d’enseignant·e·s et de professionnel·le·s en sciences humaines et en audiovisuel sont chargé·e·s de récompenser 2 lauréats pour chaque compétition : FILM et PHOTO.

Les membres de l’association Arrimage décerneront également un prix spécial Arrimage à un·e réalisateur·trice, tandis que les visiteur·e·s seront invité·e·s à décerner le Prix du Public à un·e photographe.

Le thème : Territoire(s)

“Il convient toujours de se rappeler que le territoire, en tant que réalité et que représentation, du fait de sa double fonction politique et symbolique, par les effets de solidarité qu’il crée, concrétise une forme spatiale et évolutive de la société. Une autre manière de le définir consiste à le comparer au terme voisin de lieu (…). Le lieu recèle la propriété de maintenir ensemble des êtres hétérogènes, celle de les faire cohabiter et de provoquer leur interaction. Le lieu se définit souvent par rapport à des fonctions, à des événements, à des circonstances. Les lieux domestiques, ceux de l’espace privé (appartements, maisons, pièces, jardins) ou de l’espace public le plus banal, peuvent aussi être vécus comme des territoires. C’est le cas lorsqu’ils font l’objet de pratiques intenses, quasi-exclusives ou communautaires. Le territoire vécu regroupe et associe les différents types de lieux.”

Di Méo, Guy. « Éléments de réflexion pour une géographie sociale du genre : le cas des femmes dans la ville », L’Information géographique, vol. 76, no. 2, 2012, pp. 72-94.  
« Voici le 23e festival TERRITOIRES EN IMAGES » : un petit reportage réalisé par nos soins, pour vous faire part de notre reconnaissance envers les visiteurs de ce festival annuel et de notre engagement envers les futurs participants.

Ça se passe où ?

À L’INSTITUT DE GÉOGRAPHIE

191 rue Saint-Jacques 75005 Paris

RER B > Luxembourg <

Métro > Odéon < (L10) | > Place Monge < (L7)


COMPÉTITION PHOTOGRAPHIE

ENTRE LES BRANCHES, DES VIES ALTERNATIVES

de Juliette Pavy

Notre-Dame-des-Landes, France

EN VUE DU LAPIN AU CIVET

de Claire Morette

Bicqueley, France.

LES MURMURES DE LA VILLE

de Cécile Massin

Beyrouth, Liban.

NEBRASKA PANORAMA

de Yann Slama

Nebraska, Etats-Unis.

PHOTOPOGRAPHIES

de Sidonie Hadoux

Hénin-Beaumont, France.

SOUS LES ASTRES, LA MARÉE

de Margaux Chataux

Dakhla, Maroc.

TERRITOIRE SUBMERSIBLES

de Cannelle Grosse

entre Dunkerque et Terneuzen en passant par Knocke, France/Belgique/Pays-Bas.

TERRITOIRES TRAVERSÉS

de Rémi Decoster

entre Rennes et Dunkerque, France.


COMPÉTITION FILM DOCUMENTAIRE

LA CURE de Florian Geyer
56’ – France – VF – 2020

Encastrée entre montagne et lac Léman, la station thermale d’Evian-les-Bains accueille des milliers de curistes venus des quatre coins de la France. À bord de ce vaisseau de bout du monde, plusieurs personnages se déplacent dans l’espace de mondes parallèles. Ils plongent, ils émergent, et se déchargent petit à petit de leurs fardeaux. La cure reconstitue une odyssée aquatique de trois semaines de soin au rythme des sept passagers choisis. Sous l’effet de l’eau, de mains expertes, d’une micro-société éphémère et d’un cadre où le temps semble s’être arrêté, ce film raconte une parenthèse unique dans l’existence pour méditer sur sa condition.
vendredi 19 novembre à 14h30
BACHAR À LA ZAD de Pierre Boulanger 
22’ – France – VF – 2020

Adil et Bilel n’ont jamais entendu parler de Notre-Dame des Landes avant d’accepter l’idée d’y faire un court séjour. Originaires de Grigny en banlieue parisienne, ils découvrent sur la Zad une conception du vivre ensemble qui leur est tout à fait étrangère, et les conduit à questionner leur rapport à la société et à l’engagement politique…
vendredi 19 novembre à 15h45
JOURS D’APRÈS de Jérémie Grojnowski
59’ – France – VF – 2020

En Isère, dans la région montagneuse du Trièves, se trouve la ferme Tournesol, une ferme expérimentale totalement autonome en énergie, véritable laboratoire des énergies renouvelables. Jeanphi et Sophie y vivent de l’élevage de brebis et du maraîchage biologique. Mais en septembre 2017, un violent incendie détruit la ferme et ses installations. Alors que la famille a tout perdu, un élan de solidarité se met en place pour que la ferme Tournesol renaisse de ses cendres.
Vendredi 19 novembre à 16h30
ARCHIPEL de Jacopo De Falco et Romain Le Roux
21’ – France – VOSTF – 2020

Dans un studio de cinéma bâti au sein de la prison des Baumettes à Marseille, un groupe de détenus se rencontre afin de pouvoir dessiner, sur le sol de cette espace isolé, une cartographie de l’intime.
Vendredi 19 novembre à 17h50
T’AS PAS UNE GUEULE À FOIE GRAS de Nadia Bouferkas et Sidonie Hadoux
53’ – France – VF – 2020

Dans un quartier populaire à Roubaix, l’ancienne ville industrielle du textile, des jeunes grand-mères s’improvisent travailleuses sociales, réparatrices et vendeuses de meubles dans l’épicerie solidaire MELISSA. Pleines d’humour, de fureur, elles nous font découvrir d’autres réalités, d’autres vérités. Elles résistent, inventent, cassent les stéréotypes. Lieu du plus trivial quotidien, devient ici, le théâtre d’une intimité partagée.
Vendredi 19 novembre à 18h30
CAPITAINE FANTASTIQUE de Jean-François Castell
57’ – France – VF – 2019

Le Druillennec veut dire « mal fichu » en breton. Avec sa démarche de pantin désarticulé, c’est un nom qui va comme un gant à Gilles, né Infirme Moteur Cérébral. Depuis toujours, il n’a eu de cesse d’« oser vivre sa différence » et de remuer ciel et terre pour mener à bien ses projets, des plus simples aux plus fous. Récemment, un petit bonhomme de 10 ans, Mathieu, son clone au même âge et avec le même handicap, est entré dans sa vie.
Samedi 20 novembre à 10h
OSTAJ de Gabrielle Azouze
29’ – Bosnie – VOSTF – 2020

Dzile, Juso, Safet, Ismeta et Mina sont retournés vivre chez eux en Bosnie après la guerre ; malgré les traces, sur les visages, les paroles et les paysages, laissées il y a vingt-cinq ans, Ostaj est un film documentaire sur la nécessité de vivre là où on a besoin d’être, et sur la résignation de ne pouvoir empêcher les plus jeunes de partir.
Samedi 20 novembre à 11h20
TIDIANE de Laure-Anne Bomati
56’ – France – VF – 2019

En 2006, Tidiane, 23 ans, est un des « 1000 de Cachan », un ancien occupant de ce qui avait été surnommé « le plus grand squat de France ». Ivoirien, il a fui la guerre en laissant derrière lui ses deux enfants. Dans une petite chambre d’hôtel d’une zone commerciale de banlieue parisienne, il attend papiers et logement et se demande de quoi son avenir sera fait. Un film qui retrace onze ans de la vie de Tidiane. Onze années faites de rêves, de doutes, de choix et d’imprévus.
Samedi 20 novembre à 14h
CONTE DE LA HAUTE SCINTILLANTE de Aylin Gökmen
9’ – Belgique – VF – 2019

Depuis le 12ème siècle, les Hommes entretiennent une relation tumultueuse avec Hoge Blekker, la plus haute dune de sable de Belgique : à la fois fascinés et terrifiés par sa grandeur, marins et moines l’ont tour à tour admirée, cultivée et combattue. Capturant avec une distance ironique les côtes belges, ce film provoque une réflexion sur notre tentative constante de domestication de la nature.
Samedi 20 novembre à 15h20
BALEINE A BÂBORD de Camille Guérin
33’ – Polynésie française – VF et VOSTF – 2020

Chaque année, d’avril à novembre, la population polynésienne peut observer le ballet incessant des baleines à bosse dans ses eaux territoriales. Entre légendes, traditions perdues et nouvelles activités touristiques, ces animaux ne cessent d’être au cœur de tensions ou coopérations et ne laissent personne indifférent.
Samedi 20 novembre à 15h50

REMERCIEMENTS

Nous remercions chaleureusement Mathilde Selli pour son travail de graphisme, ainsi que le collectif Nymphe pour la conception et la réalisation de la scénographie de l’exposition photographique.

Nous tenons à remercier pour leur soutien nos cher·e·s adhérent·e·s, ainsi que toutes les personnes ayant participées au crowdfunding.

Un grand merci à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au CROUS Paris, à la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS).

Enfin, merci à l’Institut de Géographie pour le prêt des locaux, aux artistes qui nous ont envoyé leurs œuvres pour la sélection et aux membres des jurys qui ont accepté de participer à cette aventure.

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